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Le prix W. Eugene Smith figure parmi les plus anciens prix de photo. Il récompense chaque année un photographe dont le travail s’inscrit dans la tradition de la photographie humaniste telle que pratiquée par W. Eugene Smith. Pour cette 40e édition, deux finalistes ont retenu l’attention de la rédaction de Blind. C’est le cas de la photographe britannique Siân Davey qui a documenté le problème de la misère dans son pays.  


​​​​​​© Siân Davey

C’est un rapport de l’ONU qui l’affirme : 14 millions de personnes vivent dans la pauvreté au Royaume-Uni. Cela représente pas moins d’un cinquième de la population. Parmi eux, quatre millions n’ont pas les moyens d’acheter des produits de première nécessité. Et comme le souligne la photographe à travers des images poignantes : les enfants en font aussi partie. 

« Dans ce travail, je me concentre sur les femmes et les enfants, parce que les mesures d'austérité leur ont été imposées de manière disproportionnée. », explique Siân Davey. Elle poursuit :  « Ce dont je suis témoin, ce sont les effets cumulatifs des mesures d'austérité. Les politiques menées par les conservateurs au pouvoir depuis 2008 ont connu un succès retentissant dans la gestion d'un effondrement catastrophique sans perturber en aucune façon la répartition des privilèges. »

Surtout, ce que remarque la photographe qui a elle-même vécu la pauvreté enfant, il est devenu plus difficile d’être dans une situation de précarité aujourd’hui. Les mères, notamment, sont souvent tenues pour responsables, ce que déplore fortement Siân Davey et ce qu’elle souhaite dénoncer à travers ses images. Elle espère notamment, grâce à elles, renforcer la prise de conscience de ce problème et la solidarité qui en découle. 


​​​​​​© Siân Davey

 


​​​​​​© Siân Davey

 


​​​​​​© Siân Davey

 


​​​​​​© Siân Davey

Par Jean-Baptiste Gauvin 

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