Les strates de la réalité, selon Julian Rosefeldt
La rétrospective « Nothing is Original » de Julian Rosefeldt, présentée à C/O Berlin, retrace trente ans d’installations vidéo qui interrogent la manière dont les récits cinématographiques, politiques et culturels sont construits.
En s’appuyant sur des genres cinématographiques familiers comme le western, le journal télévisé ou le soap opera, Julian Rosefeldt déconstruit les stéréotypes visuels et les recompose pour en révéler les idéologies sous-jacentes. L’exposition présente également des documents de travail et des storyboards qui dévoilent son processus de création.
The Swap, 2015
American Night, 2008/2009
The Ship of Fools, 2007
The Soundmaker, 2004
S’inspirant de l’idée de Jim Jarmusch selon laquelle le sens ne réside pas dans la source mais dans sa transformation, l’exposition met ainsi en lumière la manière dont Julian Rosefeldt emprunte et remanie des matériaux existants. Un autre axe fort est la tension entre fiction et documentaire. L’artiste explore les mécanismes du récit et montre comment le cinéma façonne la mémoire collective et les mythes culturels.
Detonation Deutschland, 1999. In collaboration with Piero Steinle
The Shift, 2008
Stunned Man, 2004
L’exposition « Nothing is Original » est visible à C/O Berlin, en Allemagne, jusqu’au 16 septembre.